Volume 2 salle de bain : équipements, prises et règles NF C 15-100
Le volume 2 autorise prises, interrupteurs et appareils de classe II avec un indice IPX4 minimal.
- Zone en extension du volume 1, 60 cm supplémentaires horizontalement.
- Prises et interrupteurs autorisés dans cette zone, sous conditions.
- Appareils de classe II admis dans le volume 2.
- Indice de protection minimal exigé : IPX4.
- Concerne aussi bien baignoire, receveur que douche italienne.
- Hors volume 2, les restrictions sont beaucoup plus souples.
Les 3 volumes de sécurité en salle de bain et leurs limites
| Volume | Zone couverte | Hauteur ou extension | Indice IP minimal |
|---|---|---|---|
| Volume 0 | Réception d’eau (baignoire, douche) | 10 cm au-dessus du fond | IPX7 |
| Volume 1 | Projection d’eau autour du point d’eau | Rayon 1,20 m, hauteur 2,25 m | IPX5 |
| Volume 2 | Extension au-delà du volume 1 | 60 cm supplémentaires | IPX4 |
La norme NF C 15-100 découpe la salle de bain en 3 volumes de sécurité distincts, numérotés 0, 1 et 2. Cette zonation permet de déterminer précisément quel matériel électrique peut être installé à quel endroit, en fonction de la proximité avec l’eau. Comprendre ces limites est indispensable avant tout travaux, que ce soit pour poser une prise, remplacer un interrupteur ou installer un appareil.
Le volume 0 correspond à la zone de réception directe de l’eau : l’intérieur de la baignoire ou le receveur de douche. Dans le cas d’une douche italienne (plain-pied), ce volume est délimité par la grille d’écoulement et s’étend jusqu’à 10 cm au-dessus du fond. C’est la zone la plus contraignante : seuls les équipements en très basse tension de sécurité (TBTS) à 12V et certifiés IPX7 y sont tolérés.
Le volume 1 englobe la zone de projection d’eau autour du point d’eau. Pour une baignoire ou une douche avec receveur, il s’étend sur un rayon de 1,20 m autour du point d’eau et jusqu’à 2,25 m de hauteur au-dessus du sol. Pour une douche italienne, ce rayon reste de 1,20 m. L’indice de protection minimal requis est IPX5.
Le volume 2 prolonge le volume 1 sur 60 cm supplémentaires horizontalement. C’est dans cette zone que les équipements deviennent moins contraints, avec un indice IPX4 minimal. Prises, interrupteurs et appareils de classe II y sont notamment autorisés, sous conditions.
En dehors de ces trois volumes, on parle de hors volume : les restrictions sont alors beaucoup plus souples. Retenez qu’une même pièce peut cumuler plusieurs volumes selon la position de la baignoire ou de la douche. Un seul point d’eau mal situé peut faire basculer une grande partie de la pièce en zone réglementée.
Équipements et appareils autorisés dans chaque volume

Chaque zone de la salle de bain impose son propre niveau de protection. Un appareil parfaitement admis en volume 2 peut être strictement interdit en volume 0. Le tableau ci-dessous récapitule ce que la norme autorise, zone par zone.
| Volume | Indice IP minimal | Classe ou alimentation | Exemples d’appareils |
|---|---|---|---|
| Volume 0 | IPX7 | TBTS 12V uniquement | Éclairage immergé, appareils à piles |
| Volume 1 | IPX5 | TBTS 12V ou Classe I | Chauffe-eau instantané, éclairage TBTS |
| Volume 2 | IPX4 | TBTS 12V, Classe II ou I | Prise rasoir, chauffe-eau Classe I |
| Hors volume | Aucune obligation | Classe I admise | Lave-linge, sèche-linge, chauffage |
Les équipements admis par zone
- Volume 0 : TBTS 12V et IPX7, soit une immersion temporaire supportée.
- Volume 1 : IPX5 et TBTS 12V ou Classe I, comme un chauffe-eau instantané.
- Volume 2 : IPX4, Classe II ou Classe I, avec prise rasoir tolérée.
- Hors volume : appareils Classe I, sans indice IP imposé par la norme.
- Prise rasoir de 20 à 50 VA, admise en volume 2 avec transformateur de séparation.
La règle d’or tient en une phrase : plus on s’approche de l’eau, plus l’appareil doit être protégé. En volume 0, seuls la très basse tension de sécurité à 12V et un indice IPX7 sont acceptés. Aucune exception possible, même pour un petit luminaire.
Attention à la Classe I : elle exige une mise à la terre reliée au circuit de protection. En volume 2, un chauffe-eau de cette classe reste autorisé, tout comme une prise rasoir de 20 à 50 VA alimentée par un transformateur à séparation galvanique. Ce petit transformateur isole physiquement le circuit basse tension du réseau principal, ce qui explique sa présence obligatoire dans cette zone.
Le choix de la puissance d’un appareil de chauffage, lui, ne dépend pas de la zonation mais de la surface à chauffer : dans une salle de bain de 5 m², un sèche-serviette de 750 W suffit à maintenir une température agréable.
Prises et interrupteurs en volume 2 salle de bain : emplacements et règles
Ce qui est autorisé en volume 1
- Interrupteurs TBTS 12V uniquement : aucune autre tension admise
- Aucune prise de courant : interdiction totale en zone de projection
- Éclairage TBTS 12V admis : indice IPX5 exigé
Ce qui est autorisé en volume 2
Le volume 2 s’étend sur 60 cm au-delà du volume 1. Cette zone reste humide, mais moins exposée aux projections directes. C’est pourquoi la norme y autorise enfin les prises de courant et les interrupteurs, à condition de respecter un indice de protection IPX4.
Une prise rasoir de 20 à 50 VA est spécifiquement prévue pour cet usage. Elle intègre un transformateur de séparation qui isole le circuit, ce qui la rend compatible avec une installation en zone humide. La norme ne fixe pas de distance minimale entre cette prise et le lavabo : vous pouvez la placer à proximité immédiate du plan vasque, tant que l’indice IPX4 est respecté.
La pose sous meuble est également possible en volume 2. Elle permet d’alimenter un sèche-serviettes, un éclairage indirect ou un chargeur de brosse à dents tout en gardant les prises hors de vue et protégées des éclaboussures. Vérifiez simplement que le boîtier reste accessible et que le circuit est bien protégé par un interrupteur différentiel 30 mA.
Norme NF C 15-100 : cadre légal et obligations en pièce humide
La norme NF C 15-100 encadre toutes les installations électriques du logement. Elle s’applique à la basse tension, dont la plage va de 50 à 1000V, ce qui couvre le 230V distribué dans les habitations. Elle concerne aussi bien les logements neufs que les rénovations, et son respect conditionne la sécurité comme la conformité de l’installation.
En pièce humide, la mise à la terre est une obligation ancienne. Elle est exigée dans les pièces humides depuis 1969, puis a été étendue à toutes les pièces depuis 1991. Concrètement, chaque circuit de la salle de bain doit disposer d’un conducteur de protection relié à la terre, en complément de la protection 30 mA imposée sur les circuits concernés.
Ces règles évoluent : la norme a été révisée en août 2024 pour préciser certains points, notamment les cas de la douche à l’italienne. Elles restent la référence pour valider une installation et sécuriser chaque zone de la pièce d’eau.
Volume 1 salle de bain : restrictions TBTS et matériel admis
Le volume 1 correspond à la zone de projection d’eau directe, située au-dessus du volume 0 et jusqu’à 2,25 m au-dessus du sol. Les équipements qui y sont installés doivent résister aux éclaboussures sous pression, avec un indice de protection minimum de IPX5. L’éclairage et les interrupteurs n’y sont admis qu’en très basse tension de sécurité (TBTS), limitée à 12 V, obtenue depuis le 230 V du logement par un transformateur de séparation.
Certains appareils de forte puissance restent toutefois autorisés dans ce périmètre, à condition d’appartenir à la Classe I et d’être reliés à la terre. C’est notamment le cas du chauffe-eau instantané et du chauffe-eau à accumulation, dont la conception étanche supporte les projections sans risque particulier.
En revanche, aucune prise de courant classique ne peut être placée dans le volume 1 : la TBTS 12 V reste la seule alimentation admise pour les appareils mobiles ou les commandes. Ces règles découlent directement de la norme NF C 15-100, qui encadre la basse tension (plage de 50 à 1000 V) dans les pièces humides.
Volume 0 salle de bain : TBTS 12V et IPX7 exclusivement
Le volume 0 correspond à la zone de réception directe de l’eau : l’intérieur de la baignoire, le fond du receveur de douche ou la surface d’une douche à l’italienne. Dans cet espace, la règle est sans exception : seuls des équipements alimentés en très basse tension de sécurité (TBTS) sont admis, avec une tension limitée à 12V obtenue depuis le 230V du logement par un transformateur de séparation.
Cette alimentation doit obligatoirement être couplée à un indice de protection IPX7, qui garantit la résistance à une immersion temporaire. Un appareil simplement étanche aux projections ne suffit donc pas. Seuls les équipements fonctionnant sur piles échappent à cette double contrainte.
Pour une douche à l’italienne, le volume 0 n’occupe pas toute la pièce : il s’arrête à 10 cm au-dessus du fond et sa limite horizontale correspond à la grille d’écoulement. Au-delà, la zone bascule dans le volume 1, avec des règles différentes.
Hors volume salle de bain : équipements et circuits peu restreints
Une fois sorti des 3 volumes de sécurité, la salle de bain redevient une pièce presque comme les autres sur le plan électrique. Aucune zone de projection d’eau ne s’applique plus au-delà du volume 2, et la norme NF C 15-100 y impose donc beaucoup moins de contraintes. Le matériel courant de la maison peut y être installé sans précaution particulière d’étanchéité.
- Lave-linge Classe I : autorisé, à au moins 0,60 m du bord de la baignoire
- Chauffage Classe I ou II : admis sans restriction de volume
- Éclairage toutes classes : Classe I, Classe II ou TBTS 12V au choix
- Aucun indice IP imposé : ni IPX4, ni IPX5, ni IPX7 requis
- Chauffe-eau accumulation permis : version instantanée également autorisée
Ce que cette liberté implique concrètement
Hors volume, un sèche-linge peut être superposé au lave-linge et alimenté par une prise classique, à condition de respecter le recul de 0,60 m par rapport à la baignoire. Le chauffage électrique Classe I ou Classe II se pose librement, et un luminaire en Classe I n’exige plus de transformateur de séparation.
La seule limite stricte reste la protection par interrupteur différentiel 30 mA qui couvre l’ensemble des circuits de la pièce. Côté mise à la terre, le conducteur de protection doit être relié depuis la mise à la terre obligatoire des pièces humides en 1969, puis généralisé à toutes les pièces à partir de 1991.
Attention toutefois à la position réelle de chaque appareil : plus on s’approche du volume 2, plus la tolérance se réduit. Un lave-linge placé à 30 cm du receveur tombe dans une zone réglementée et ne bénéficie plus des mêmes libertés qu’à 90 cm.
